Dali

Je connaissais très bien le propriétaire de Dali depuis plusieurs années et c’est donc tout naturellement qu’il m’a demandé de l’aider à préparer son âne pour l’épreuve d’approbation des baudets. Le délai étant très court, nous décidons de préparer Dali mais nous nous entendons sur le fait que si cela est trop juste nous reporterons la présentation à l’année suivante.

Dans la race des ânes des Pyrénées, lorsque vous voulez faire agréer un baudet qui n’a jamais fait de concours d’utilisation, il faut le présenter à deux épreuves parmi : le bât, la selle, la traction et l’attelage et à une épreuve d’éducation (prendre les pieds, monter et descendre d’un van, rester à l’attache…). Au vu du gabarit de Dali et du peu de temps que nous avons nous nous orientons vers les épreuves de selle et de bât.

Dali est un âne des Pyrénées de type catalan, donc assez grand et costaud, de 3ans. Il n’a jamais travaillé pour l’instant et se montre un peu têtu avec son propriétaire lors des soins quotidiens. Il semble donc important dès le départ de revoir les bases comme : être à l’attache, être brossé et surtout se laisser curer les pieds sans botter.

Dès la première séance de travail, Dali est très appliqué et à la fois « un peu gauche ». Il ne gère pour l’instant pas bien son grand corps et n’a pas du tout conscience de la force qu’il a. C’est, je pense au départ un vrai plus car il s’en remet à moi très facilement. Le but étant qu’une fois éduqué, il apprenne à pleinement utiliser sa force et son corps au travail.

Je commence par le travailler en main pour l’épreuve de bât en montant un petit parcours avec des obstacles : bâches au sol, rubalises, passages d’embûches… A pied, Dali travaille en filet pour l’habituer au mors qu’il aura avec la selle. Je fais ensuite plusieurs séances en main en changeant les parcours pour le préparer au mieux à cette épreuve.

Une fois la partie en main bien acquise, je commence le travail à la selle. Il est déjà habitué à porter du poids car à pied il avait un bât chargé sur le dos. La transition avec moi dessus se fait donc très simplement et Dali comprend très vite. Nous faisons les mêmes parcours qu’au bât pour lui permettre de garder quelques repères.

Dali étant loin de chez moi, j’ai choisi de faire des séances courtes mais deux fois dans la journée pour essayer d’avancer au mieux avec lui. J’ai aussi vraiment mis l’accent sur la relation de confiance entre nous pour que le jour du concours il reste connecté avec moi.

Le jour de l’approbation, Dali s’est très bien comporté tout au long de cette journée et a donc validé haut la main les différentes épreuves. C’est aujourd’hui un baudet agréé qui reproduit depuis plusieurs années. Il ne travaille pas du tout chez son propriétaire et profite simplement de sa vie de reproducteur.

J’ai eu la chance de le revoir sur un concours 1 an et demi après et je n’ai pu m’empêcher de le remonter. Dali se rappelait parfaitement de tout et il semblait même apprécier ce moment entre nous. De cette expérience, il en ressort pour moi que le plus important dans le travail est de toujours être à l’écoute de l’animal et dans le respect. Le nombre de séances n’est que secondaire, parfois il en faut beaucoup et parfois tout se passe simplement. Il n’y a pas de schéma de travail type, pour chaque équidé l’accompagnement est différent.

Leïla

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